AVIS DE DECES

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Notre collègue et camarade  Waly Coly Faye (au centre de cette photo, lors du séminaire de Thiès) est décédé le Lundi 17 mars des suites d’une longue maladie. Il fut un des plus éminent penseur du SAES. La levé du corps a eu lieu le Mardi 18 mars à 9H30 à l’hôpital Principal. Il est enterré à Niakhar, son village Natal. Paix et repos à son âme.

DECES DE WALY COLY FAYE : L’université rend hommage à un grand serviteur de la cause académique
 

La Faculté des Lettres et Sciences Humaines (Flsh) ainsi que toute la communauté universitaire a rendu hier un vibrant hommage au Waly Coly Faye, enseignant au département de Linguistique de la Flsh, décédé le mardi dernier.

La mort du Maître assistant Waly Coly Faye a été péniblement ressentie par la communauté universitaire, notamment ses collègues. Hier, à la Faculté, avant le départ pour Sacré-Cœur II (domicile du défunt) pour lui rendre un dernier hommage, la tristesse est perceptible sur tous les visages : enseignant, personnel administratif, technique et de service. C’est que le désormais ex-enseignant que la grande faucheuse vient de frapper ne laissait personne indifférent tant par la pureté de son cœur et sa foi en l’homme, mais également sa rigueur dans le travail. Né à Sasmak « le Grand Kad », près de Niakhar, il y a 60 ans, Waly Coly Faye fut issu de la lignée princière des Guelwar du Sine. Stoïque, il l’a été devant la maladie, durant 4 mois, et devant la mort. Jovial et très effacé malgré son engagement dans multiples structures pour le développement entier de l’homme, M. Faye était véritablement un noble au sens réel du terme. Noble dans ses comportements, ses rapports avec les humains. Point de médisance ni d’hypocrisie, encore moins de mesquinerie chez l’homme. Des qualités que tout le monde lui reconnaît. C’est la raison pour laquelle, le doyen de la Flsh, le Pr. Saliou Ndiaye, en lui rendant hommage au nom de sa faculté, a exprimé sa « profonde émotion et sa grande tristesse » pour cet homme qui s’est éteint « calmement après avoir vaillamment vécu ». A en croire le doyen, le Pr. Waly Coly Faye s’était signalé comme un enseignant à la fois « exigeant et dévoué, aussi dynamique que consciencieux ». Il était un « chercheur, un universitaire, pour tout dire, un infatigable serviteur de la cause académique ». Et d’ajouter, « au-delà du militant précieux du mouvement social sénégalais, il était pour nous tous un homme, un compagnon extrêmement séduisant, respectueux, mais toujours vigilant avec un don inné de la discussion. Waly répondait toujours à l’appel quand il s’agissait de défendre une cause et des principes. Il laisse des disciples, car il en a formé nombreux et de plusieurs générations. Je souhaite que l’un d’eux restitue un jour la vie exceptionnelle et exceptionnellement féconde de Waly », a dit Saliou Ndiaye, la voie chargée de tristesse.

TEMOIGNAGES... TEMOIGNAGES...ADAMA FAYE, COUSIN ET AMI : « Il était un homme effacé et attaché à sa communauté »

« Waly Coly Faye est issu de la lignée princière dans laquelle la peur, le mensonge et la bassesse sont bannies. La générosité, le partage, le sacrifice pour les autres étaient érigés en vertus. Il était un homme effacé et attaché à sa communauté. Il a toujours été un homme serein. Nous avons fait ensemble nos humanités à Niakhar, puis à Van Vo (actuel Lamine Guèye). Il s’est rendu à Grenoble et moi à Florence, mais nous étions restés très liés. Il a milité à la Feanf. Il fut un homme courageux, d’abnégation, généreux, ayant défendu sa communauté. A cet effet, il s’est beaucoup impliqué dans le développement de son terroir (création du Cem à Niakhar, de l’association pour la consultance et le développement de Niakhar, de la mutuelle, de Ndef-Leng, etc.) Il fut aussi et surtout un vrai chef de famille ».

Pr FALILOU NDIAYE, CHEF DU DEPARTEMENT LETTRES MODERNES : « Il a incarné la sérénité des Guelwar »

« Je mettrai l’accent sur 3 aspects, car si l’homme est mortel, l’âme et l’œuvre sont immortelles. Il était un homme vertueux, de foi en ses croyances ancestrales. C’est un baobab qui s’est couché à Sasmak, puisque porteur de valeurs africaines. Il avait un rapport atavique avec sa communauté sans jamais s’y enfermer. Il était aussi un panafricain depuis la Feanf, en passant par la création de la Raddho, de Caddu (Convergence africaine). Il était à la fois théoricien et visionnaire. Il a été parmi les inventeurs de l’autonomie syndicale qui a donné naissance au Saes, un militant authentique de la société civile. Enfin, il fut un académicien chevillé aux langues nationales. Il a participé à la création de l’Académie des Langues. Bref, il a toujours été un éveilleur de conscience, a incarné la sérénité des Guelwar ».

DIEUDONNE PANDARE, ENSEIGNANT A LA FST : « Il était un modèle »

« Il fut un grand homme, un collègue, un ami, un camarade, un militant. Il travaillait toujours avec modestie, s’est battu pour les droits de l’homme. Il avait le sens de l’écoute, respectueux, ponctuel dans l’enseignement. Il était un modèle qui a sacrifié sa carrière académique pour les causes générales. Il a été l’un des fondateurs et Secrétaire général de la Raddho, un vrai panafricaniste. Il fut également un homme franc, honnête, de conviction, un libre penseur. Il n’a jamais été un homme de compromis ni de compromission ».

BIRAHIM MOUSSA GUEYE, ANCIEN DIRECTEUR DU CESTI : « Il fut un homme de conviction et de principes »

« Waly fut un homme de conviction et de principes, un homme pratique qui a foi en l’homme, d’où son engagement à la cause de l’homme. Il a été très attaché à l’école publique. Pour lui, la création des universités privées affaiblit l’université publique. Il nous faut perpétuer son œuvre, nous occuper de sa famille. C’est l’hommage le plus grand que nous pouvons lui rendre. »

Daouda MANE du Soleil

 

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