Syndicat Autonome de l'Enseignement Supérieur

 

COMPTE RENDU DE L'ASSEMBLEE GENERALE DE LA SECTION DU CUR DE BAMBEY

 

 

 

La Section du Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) du CUR de Bambey, s’est réunie, sous la présidence du Dr Mbaye Ibrahima, le jeudi 29 novembre 2007 à Dakar, autour  de l’ordre du jour suivant :

 

1- Informations

2- Appréciation de la situation en MPCI

3- Divers.

 

1- Après avoir adopté l’ordre du jour, les collègues ont apprécié dans leur intervention la situation qui prévaut en MPCI depuis des mois, dont le clou a été les événements du mardi 27 novembre 2007. En effet, la crise qui affecte la filière MPCI et SID date depuis le mois de Juillet 2007. Cette crise part de la filière SID qui réclamait  un spécialiste en Statistique de niveau DESS, un enseignant en Informatique et un enseignant en Architecture et système d’exploitation. Les résultats des examens du  premier semestre, catastrophiques en Mathématiques (surtout en MPCI) ont aggravé le problème, en conduisant à la remise en cause de la qualité et de la pertinence des enseignements et des enseignants par les étudiants (généralement en mathématiques). Ainsi ont-ils évolué depuis dans leurs revendications, en réclamant la reprise des cours du premier semestre pour lesquels ils ont été évalués par des examens  dont les résultats ont été déjà proclamés. Un document comportant beaucoup d’errements à ce sujet sur ces questions pédagogiques a été rédigé en dehors des enseignants de la filière. La versatilité des étudiants, liée à leur désire de passer tous en année supérieure sans condition sous le prétexte que ceci est inéluctable à ce qu’ils conservent leurs chambres universitaires, a début lorsqu’ils ont demandé à ce qu’on les évalue sur un ou deux chapitres, etc.  Le départ des deux enseignants de mathématiques dont l’un a été agressé et sa casquette arrachée, s’en est suivi. Pourtant, ces deux professeurs étaient cités par les étudiants parmi les meilleurs enseignants avant les examens du premier semestre et la proclamation des résultats.

Ce comportement versatile s’inscrit dans un cadre où il leur est habituellement servi les mots de paradigme de succès sans précision que le travail est son moteur, l’étudiant est roi dans ce CUR, etc.

 

Ces agissements qui ont conduit à un blocage de fait de la filière posent des problèmes prévisibles liés au régime intensif des cours auquel les étudiants ont été soumis cette année. Les étudiants avaient été avertis  sur le fait que tout au long de l’année, étudiants et professeurs allaient souffrir de ce régime qui exige d’énormes sacrifices des deux côtés. Les étudiants semblaient accepter en passant les contrôles de connaissances et les examens du premier semestre sans grogner. Il est de notoriété dans le monde entier qu’une sélection scientifique naturelle a montré que les mathématiques et les sciences physiques sont les disciplines les plus difficiles à apprendre. Par conséquent, il est tout à fait compréhensible, que les étudiants de MPCI qui ont un volume de cours très important craquent sous ce rythme.

 

Les collègues ont le regret de constater le mouvement d’humeurs des étudiants qui semble prendre ses origines dans la fiabilité de certains cours et de certains comportements d’enseignants. Ils soulignent que la notion de fiabilité des cours et des TD renvoie à des démonstrations, des affirmations et des solutions de TD fausses ou des explications fausses et incompréhensibles. Ils relèvent que tel n’est pas le cas : les explications sont claires, précises et suivies d’une question constante : qui n’a pas compris, on reprend pour lui.

 

2- Les enseignants de MPCI ont le sentiment d’être victimes d’une injustice en payant pour une situation dont ils ne sont pas responsables malgré tous les sacrifices consentis. La Section-SAES condamne les écarts de langage et le manque de respect de certains étudiants face à leurs professeurs. Elle déplore aussi le caractère improvisé et tatillon des revendications et l’enfermement des étudiants à ne pas s’ouvrir aux professeurs qui se trouvent être leurs partenaires directs sur ces questions et qui sont les seuls habilités à apporter des réponses adéquates à cette crise qui ne devrait pas en être une. Les Enseignants de la filière MPCI  et SID dégagent leur responsabilité sur toutes les mesures de sortie de crise prises par les autorités du CUR ou une autorité quelconque et auxquelles ils n’ont pas été associés. Ils n’assumeront pas les conséquences de telles décisions. La Section-SAES estime, cependant, que des modifications dans les critères de passage, conformément aux résolutions de l’Assemblée de l’Université, peuvent être apportées mais trouve inacceptable le départ des deux enseignants.

 

La Section-SAES recommande :

 

- que des mesures énergiques soient prises pour assurer la sécurité des biens et des personnes dans l’enceinte du CUR 

- que l’image des enseignants soit protégée contre les étudiants qui utilisent des méthodes de dénigrement injustifié pour ternir leur image en les traduisant en conseil de discipline

- qu’on mette en place le conseil de discipline du CUR et y traduise les étudiants suivants : Dame Dieng qui a fait la déclaration diffamatoire, l’étudiant Pape Ibrahima Thiam et Ibrahima Diouf qui ont menacé et agressé des enseignants.

- Nous exhortons le BN du SAES à soutenir la Section pour l’application de ces recommandations.

 

3- L’Assemblée Générale considère qu’une stratégie de communication doit être déployée à l’endroit des autres collègues du CUR pour les amener à adhérer massivement au syndicat. Cette stratégie doit leur permettre de prendre conscience de l’utilité et de l’efficacité du syndicat à défendre et à prendre en compte leurs intérêts.

 

 

 

La Section SAES du CUR de Bambey

 

Les Enseignants suivants ont approuvé ce présent compte rendu :

Dr Mbaye Ibrahima (présent)

Dr Ndiaye Papa Ibrahima (présent)

Dr Taye Abdoulaye (présent)

Dr Faye Abdoulaye (présent)

Dr  Sow Papa Gallo (absent excusé)

M. Bousso Souleymane (absent excusé)

M. Ka Ahmed Khoureich (absent excusé)