Syndicat Autonome de l'Enseignement Supérieur

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HALTE A LA XENOPHOBIE RAMPANTE

A L’UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP (UCAD)

 

 

Depuis quelques jours des individus qui se présentent comme des étudiants viennent constamment perturber les cours à l’IE (Institut de Français pour les Etudiants Etrangers) allant jusqu’à user de bombes asphyxiantes. La raison invoquée est de faire pression sur les autorités sénégalaises et universitaires afin que tous les étudiants sénégalais qui ont eu le baccalauréat en 2007et qui ont demandé à être orientés à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines puissent l’être. Les perturbateurs viseraient exclusivement l’IFE parce que c’est un établissement exclusivement fréquenté par des étudiants non sénégalais et que ceux-ci seraient dans de meilleures conditions d’études que les Sénégalais. Les agissements de ces perturbateurs non seulement violent les  franchises universitaires mais ont aussi l’expression d’une voie de facilité pour régler des problèmes complexes.

 

Autant la revendication pour une éducation pour tous est juste, et il revient aux autorités politiques de donner les moyens à l’Université pour accueillir tous les citoyens qui souhaitent profiter des opportunités qu’offre l’enseignement supérieur, autant il est dangereux de laisser prospérer à l’Université Cheikh Anta Diop un vent de xénophobie.

 

Hier, c’était les étudiants non sénégalais de la Faculté de Médecine et de Pharmacie et d’Odonto stomatologie qui étaient ciblés aujourd’hui c’est certains de l’IFE, à qui le tour la prochaine fois ?

 

Nous ne devons pas accepter une remise en cause de la vocation africaine et internationale de l’Université Cheikh Anta Diop.

 

Le combat à mener est celui d’une université ouverte, agréable, bien équipée et performante. Ce combat ne peut être gagné que grâce au dialogue et à la solidarité.

 

Nous exprimons notre solidarité aux enseignants de l’IFE et à tous les étudiants non sénégalais qui ont choisi de venir apprendre le français au Sénégal.

 

Les autorités universitaires doivent prendre leurs responsabilités et assurer la sécurité de ceux qui veulent étudier ou faire leurs recherches.

 

 

Dakar, le 25 janvier 2008