Syndicat Autonome de l'Enseignement Supérieur

L'Enseignement Supérieur au Sénégal

 

Lien vers le site du gouvernement sénégalais en charge de l'enseignement supérieur

Politique d'Enseignement supérieur et de recherche scientifique au Sénégal: situation actuelle et perspectives - Prof. Oumar SOCK (ESP-UCAD)

L'enseignement supérieur privé au Sénégal - Moustapha TAMBA (FLSH-UCAD)

 

L'enseignement supérieur (Textes d'orientations du gouvernement sénégalais)

Finalités

La loi d'orientation 91-22 du 16 février 1991 précise dans son article 16:

L’enseignement supérieur vise à former les agents de développement dont le Sénégal et l’Afrique ont besoin pour jouer un rôle significatif dans la création et le développement de la pensée et de la science universelles.
Il a pour missions de:

  • former les personnels de haut niveau, scientifiquement et techniquement qualifiés, adaptés au contexte africain et du monde contemporain, conscients de leur responsabilité vis à vis de leurs peuples et capables de les servir avec dévouement,
  • développer la recherche dans toutes les disciplines de la science, de la technique et de la culture,
  • mobiliser l’ensemble des ressources intellectuelles au service du développement économique et culturel du Sénégal et de l’Afrique et de participer à la solution des problèmes nationaux et continentaux.

Il est ainsi chargé de :

  • faire acquérir aux étudiants les connaissances et méthodes d’investigation les plus avancées dans toutes les disciplines de la science, de la technique et de la culture et de les faire participer au développement des connaissances et à la création de nouvelles méthodes d’investigation, en les adaptant aux réalités et aux exigences nationales et plus généralement africaines,
  • mener des actions de formation permanente et de recyclage,
  • de travailler avec les praticiens en vue de valoriser les savoirs traditionnels,
  • de favoriser la circulation des connaissances et des informations, de soutenir et coordonner
    les initiatives propres à contribuer au progrès scientifique ou à accroître la productivité du travail,
  • élaborer, de critiquer et de diffuser les nouvelles connaissances en se constituant comme lieu d’interaction et de coopération entre le monde du travail et les centres de décisions économiques, techniques, administratifs et scientifiques,
  • étudier et d’élaborer les voies d’une stratégie de développement endogène et autocentré, en participant notamment à l’élaboration, l’application et l’évaluation des plans nationaux, sous-régionaux et régionaux de développement,
  • d’instituer des modèles d’enseignement, de recherche et de formation qui lient la théorie à la pratique dans le cadre de rapports équilibrés entre la réflexion et l’action,
  • de promouvoir la formation d’une identité culturelle et d’une conscience nationale et africaine en favorisant chez ceux qu’il forme la prise de conscience des problèmes liés à l’histoire et au développement des sociétés africaines et de la solidarité des actions et des économies du continent.

Organisation

L'organisation, les différents établissements, les diplômes préparées,... toutes les informations pratiques sont développées dans le chapitre Orientations après la classe de terminale.

Lien vers le site web de l'UCAD
Université Cheikh Anta Diop
Université Gaston Berger


 

 

Coopération franco-sénégalaise pour l'enseignement supérieur

Hormis les instruments classiques permettant de développer les échanges universitaires entre les deux pays (bourses en alternance, accords inter-universitaires, missions…), le Ministère français des Affaires Etrangères contribue au financement de projets porteurs, suscitant des partenariats dans des secteurs spécifiques de l’enseignement supérieur. Actuellement, deux projets de ce type sont en cours d’exécution : PAEGE et PROSENSUP.

Projet d’Appui à l’Enseignement de la Gestion des Entreprises: PAEGE

Le projet PAEGE répond à une demande d’appui des autorités sénégalaises pour renforcer les enseignements supérieurs (publics et privés) dans le domaine de la gestion des entreprises, tout en les adaptant aux besoins du monde économique. Il s’inscrit dans un contexte de développement d’une politique de libéralisation et d’ouverture au marché international qui fait peser sur les entreprises locales un risque accru de concurrence.

Le projet est subdivisé en deux grandes composantes.

Composante 1: Formation initiale et continue des enseignants de gestion, contribuant au renforcement des compétences des enseignants par:

  • l’incitation à l’obtention de doctorats délivrés conjointement par des universités sénégalaises et françaises;
  • l’appui à la création d’une formation de DEA (UCAD) permettant de maintenir au Sénégal les meilleurs étudiants;
  • le développement d’un laboratoire de recherche;
  • l’étude de la possibilité de création d’une école doctorale à vocation régionale;
  • la tenue de nombreux séminaires sur des thématiques variées du domaine de la gestion.

Composante 2: Pertinence et qualité des formations à la gestion, visant à:

appuyer la création d’une maîtrise d’informatique appliquée à la gestion (MIAGE) à l’université Gaston Berger de Saint-Louis;

  • mettre en place un dispositif de validation des formations délivrées;
  • promouvoir l’utilisation des technologies de l’information et de la communication;
  • aménager un centre de documentation à l’Université Cheikh Anta Diop;
  • promouvoir les rencontres entre les structures de formation et le monde de l’entreprise.

La plupart des actions sont menées en partenariat étroit avec des institutions françaises, notamment la Fondation Nationale pour l'Enseignement de la Gestion des Entreprises (FNEGE) ainsi que plusieurs universités.

Durée du projet : 3 ans
Budget : 915 000 Euros (600 millions de FCFA)

Projet d’Appui à l’Enseignement Supérieur Professionnalisé au Sénégal: PROSENSUP

Le projet PROSENSUP participe au renforcement de la professionnalisation dans le système d’enseignement supérieur sénégalais, en privilégiant (mais sans exclusive) les domaines scientifiques et technologiques, considérés comme déficitaires.
Il s’oriente vers la promotion de nouvelles filières professionnalisées, susceptibles de répondre à des besoins concrets du marché de l’emploi, en conformité avec les recommandations de l’UEMOA.
Parallèlement, le projet contribue au développement d’éléments institutionnels favorisant les relations entre monde universitaire et monde économique, tout en incitant à la mise en place de procédures d’évaluation des filières et des diplômes.

Le projet est subdivisé en trois grandes composantes.

Composante 1: Soutien à la création et au suivi de nouvelles filières professionnalisées
Dans ce cadre, quatre nouvelles filières sont mises en place:

  • Institut Universitaire de Pêche et d’Aquaculture (IUPA) à l’Université de Dakar;
  • DUT/DUP de Maintenance Industrielle (Ecole Supérieure Polytechnique);
  • DESS d’Ingénierie Informatique (Université Gaston Berger);
  • DESS Décentralisation et Développement Local (Ecole Nationale d’Economie Appliquée).

Ces nouvelles filières bénéficient du concours des universités de Toulouse, Rennes, Tours, Pau, de l’IUT de Saint-Malo, ainsi que de l’IRD.

Composante 2 : Appui aux compétences et aux outils de l’enseignement et de la recherche
Cette composante renforce les éléments nécessaires au développement de ces nouvelles filières: elle en est le corollaire indispensable, tout en cherchant à produire une valeur ajoutée au niveau de l’ensemble des départements universitaires concernés.
Principales actions: formation des formateurs, colloques, documentation, bourses, séminaires, équipements…

Composante 3 : Appui à l’ouverture institutionnelle
La 3ème composante est dédiée à l’ouverture institutionnelle en renforçant les structures existantes:

  • dans le domaine des relations université-entreprises: création d’un Conseil des Relations avec les Milieux Economiques et de cellules-relais implantées dans les universités et dans le milieu socio-économique;
  • dans la mise en place d’un comité d’évaluation des filières, destiné à garantir le haut niveau de formation dans un contexte d’ouverture des diplômes à l’international.


Durée du projet : 3 ans
Budget (hors bourses) : 1.220 000 Euros (800 millions de FCFA)