SECTION FASEG

 

Petite Réflexion sur l’Avenir de la FASEG

          Si seulement le ministre de l’Education ainsi que le recteur de l’université Cheikh Anta DIOP avaient un tout petit peu compris le sens de leur responsabilité dans la mission de formation, d’éducation et d’amélioration des potentialités humaines du pays (étudiants et Enseignants) qu’on leur a confiées, il ne leur serait jamais venu à l’esprit de vouloir, pour des raisons purement politiques et dans l’espoir d’attirer les grâces du Président de la République, d’évacuer les étudiants, les enseignants et tous le corps administratif de la FASEG dans des locaux non encore réceptionnés et ne respectant aucune norme de sécurité permettant un déroulement correcte des enseignements.

          Depuis deux semaines, les autorités de la FASEG reçoivent des pressions de la part de leur supérieur hiérarchique, pour quitter les locaux de la Faculté des sciences juridiques et politiques. Une attitude motivée par les seules ambitions du Recteur de montrer au Président de la République et au reste du Sénégal qu’il est en train de réaliser un vaste programme au sein de l’UCAD avec de nouveaux bâtiments pour la FASEG alors que du point de vue de la recherche aucune mesure d’accompagnement significative n’est prise. A l’heure actuelle la FASEG n’a aucun professeur titulaire en économie ou en gestion. C’est une faculté composée d’Assistants, de maîtres assistants et de maître de conférences.

          Le comportement du Recteur de l’université Cheikh Anta DIOP, la passivité déconcertante des autorités de la FASEG  nous inquiètent et nous amènent à nous poser les questions suivantes:

1)    Comment peut-on bâtir un système LMD avec tout ce que cela implique comme rigueur scientifique, dans un environnement universitaire non sécurisé où des faux plafonds risquent de handicaper à jamais les futures et actuelles élites du pays ?

Et  pourtant lors  de  la  réunion  de  chantier   du 02 février 2008 (PV numéro 122)

Il  y  avait  certaines  observations :

-         Des plaques  de  faux  plafonds  étaient  tombées

-         Après  fixation  des  chaises  et  tables   des  amphithéâtres, il   a  été   constaté   que  certaines   chaises  et  tables  ont  été   arrachées  de  leur   ancrage.

-         Après  fixation des  enceintes  pour  la  sonorisation, il  a  été  constaté   la  chute   de certaines    enceintes. La  raison  avancée  est les plaques  de  fixation   ont  cédé.

          L’entrepreneur    avait  assuré  que l’  amphi B peut être  utilisé

par   les  étudiants. Et  que   la  première   chute des plaques de faux  plafonds était due à  l’effet du vent.  Et  il s’  était   engagé  à  reprendre  la  fixation  des  plaques  de support   des enceintes  en   créant   des ancrages.

          A cette interrogation, nous attirons l’attention de tous les collègues sur le manque de considération du Recteur vis-à-vis de la FASEG, sinon comment expliquer qu’il n’ait même pas pris la peine de venir constater les dégâts de l’effondrement des faux plafonds au même titre que le Doyen, l’Assesseur,le  CSA et la section SAES/FASEG.

          La   question   de  la  sécurité   avait été   évoquée  par   la   section SAES/FASEG  lors   de sa   déclaration  du  21 janvier 2008.  Une   conséquence  de la  légèreté  des autorités  a   entraîné   le  vol  du  disque dur de l’ordinateur du Professeur  Ababacar  KEITA  dans les nouveaux locaux. C’est vous dire à quel point l’absence de sécurité est notoire et peut constituer une source de démotivation des enseignants.

2)    Comment peut-on bâtir un système LMD dans les locaux d’une faculté qui n’a pas de téléphone, pas d’internet, pas de bibliothèque ?

3)    Comment une faculté composée de vacataires et peu d’enseignants habilités à diriger des travaux de recherche peut s’aventurer dans un système comme le LMD ?

4)    Comment une faculté de prés de 6.000 étudiants avec moins de 50 enseignants permanents peut réaliser des enseignements de qualité et développer un environnement de recherche de classe internationale ?

Au regard de tous ces constats, nous estimons que le Recteur de l’université dort encore, et que les enseignants de la FASEG sont dans l’obligation de le réveiller doucement sinon son réveil sera brutal avec des conséquences incalculables pour l’avenir de l’Université en général et de la FASEG en particulier.

          Les enseignants travaillent dans des conditions difficiles et souvent risquées, raison pour laquelle le Professeur Diaraf SECK, l’Assesseur de la FASEG avait très tôt sonné l’alerte en attirant l’attention des autorités, dans une lettre  officielle adressée   au  Doyen  datée  le  25  janvier 2008, pour leur montrer les risques et les dangers d’occuper de nouveaux locaux sans expertise préalable, validant les normes de sécurité.  Il disait  dans cette lettre  ‘’La panique  est un danger  réel  selon  les  normes de  sécurité’ .Il   avait  fait  une ampliation  au Recteur , aux  chefs  de départements de  la FASEG et au secrétaire  général  de  la  section SAES/FASEG.  Aujourd’hui l’histoire vient de lui donner raison,  car  des étudiants  ont failli  même passé  par  les fenêtres  avec  le  bruit  engendré par  la  chute  des faux  plafonds.

              Dans la même dynamique le professeur Gaye DAFFE, lors de la dernière Assemblée de Faculté élargie, avait insisté sur une réception officielle des locaux avant déménagement. A l’unanimité, tous les enseignants de la FASEG ont rejeté le principe du déménagement, il est donc temps que les autorités universitaires prennent leurs responsabilités et qu’elles sachent qu’elles ont encore donné aux étudiants l’occasion d’aller en mouvement.

          Nos accusations vont d’abord à l’endroit du Recteur pour avoir mis la pression sur les autorités de la FASEG ensuite nous chargeons les autorités de la FASEG pour leur manque de courage devant l’impossible. Elles ne sont nullement obligées, comme l’affirme le Professeur Abdoulaye DIAGNE, de suivre les diktats du Recteur.   Pour le moment, les étudiants de la FASEG sont en mouvement, ce qui, du reste, peut être considéré comme légitime, mais ce qui est triste c’est que les autorités vont procéder encore à des réaménagements du calendrier de la faculté pour la validation de l’année. A quand une année universitaire normale à la FASEG ?

           Les  autorités de la FASEG qui  n’ont pas  pu  convaincre le Recteur sur le  réel  danger d’un déménagement précipité malgré la sonnette d’alarme tirée très tôt par les enseignants. L’histoire retiendra que le Recteur  est responsable  à 50 ℅  des  maux de la FASEG et   des grèves répétées  des étudiants.

La   Section,  Dakar le 9  février 2008